Nous utilisons des cookies pour rendre le site web convivial, sûr et efficace. Les cookies servent à collecter des informations sur l'utilisation des sites web. Pour plus d'informations : Remarques sur la protection des données.
Pour beaucoup, l’habitation à usage propre est plus qu’un simple toit au-dessus de la tête – c’est le centre de la vie, un lieu riche de souvenirs et souvent aussi le plus gros investissement financier qu’on a fait dans sa vie. Même si, pour certaines personnes, le bien immobilier devient trop grand avec le temps, la propension à vendre sa maison bien-aimée est généralement faible. La majorité des propriétaires âgés de 50 à 65 ans souhaitent rester dans leur habitation à usage propre au-delà de leur départ à la retraite.
Beaucoup de propriétaires âgés ont une habitation à usage propre pratiquement libre de dettes ou ont tellement amorti leur hypothèque qu’ils sont convaincus de ne pas pouvoir se loger à moindres frais. Dans le même temps, le vieillissement du bien engendre de plus en plus de dépenses et de coûts d’entretien et de rénovation. Les revenus diminuant généralement après le départ à la retraite, la capacité de financement de l’hypothèque s’en trouve détériorée. Même s’il est difficile émotionnellement de parler de ce dilemme, il y a tout intérêt à discuter de la situation avec des spécialistes de l’immobilier. En effet, bien que la vente ou le transfert du bien immobilier au sein de la famille constituent des options évidentes, on préfère souvent ne pas les envisager. Voici d’autres possibilités intéressantes qui méritent d’être examinées.
Si on ne souhaite pas vendre et qu’on ne veut malgré tout plus se sentir responsable de l’entretien, un transfert du bien immobilier aux enfants assorti d’un droit d’habitation peut être une bonne solution. Le droit d’habitation permet d’habiter soi-même tout ou partie du bien immobilier à vie, sans pour autant en être propriétaire. Les droits de propriété sont transférés aux enfants et c’est donc à eux que revient la prise en charge de l’éventuelle hypothèque et des gros travaux d’entretien et de rénovation, ce qui soulage le budget. Le bien immobilier peut être vendu aux enfants ou transféré sous la forme d’une avance d’hoirie.
Si les moyens financiers le permettent et que le bien immobilier s’y prête, une autre option peut être de transformer ou d’agrandir le bâtiment, par exemple en intégrant un appartement indépendant dans une maison individuelle ou en convertissant celle-ci en immeuble collectif. Les travaux de transformation permettent au propriétaire de vendre le bien immobilier ou de le céder à ses enfants tout en s’assurant un droit d’habitation pour l’appartement indépendant ou une partie de la maison. Avec cette solution, l’acheteur ou les enfants ont immédiatement accès à une partie du bien immobilier et peuvent soit l’habiter eux-mêmes, soit la mettre en location. Si plusieurs appartements sont construits, chaque enfant et le propriétaire initial peuvent éventuellement reprendre l’un d’entre eux en propriété par étage. Tout le monde participera alors à l’entretien et aux coûts.
À partir du moment où on se plonge dans le sujet de l’avenir de son bien immobilier, il est aussi judicieux d’examiner la question de la vente et du déménagement dans un appartement en location ou en propriété plus petit. Il s’agit souvent d’une solution financièrement viable. La prise en compte des travaux de rénovation à venir, des frais accessoires plus bas et de la libération de la fortune liée permet généralement de relativiser la crainte de devoir faire face à des frais de loyer ou de logement élevés. En raison des fortes hausses de prix, de nombreux propriétaires ont plus que doublé leurs fonds propres investis en l’espace de dix ans. Ceux-ci sont libérés à la vente et suffisent souvent pour couvrir durablement les frais de logement à la retraite. De plus, vendre de son vivant est un moyen très efficace d’éviter les litiges de succession entre les descendants, car le bien immobilier sort de la masse successorale. Il vaut donc la peine d’au moins envisager la possibilité de vendre plutôt que d’exclure catégoriquement cette option.